De l’oubli au bonheur

Dans ses Considérations inactuelles, Nietzsche illustre ses théories avec l’exemple de la vache. La vache ne connaît ni l’ennui ni la douleur, elle est incapable de se souvenir. Cet exemple permet de justifier sa théorie que l’oubli n’est pas une simple “perte” de souvenir, mais un acte actif, permettant l’accès à la libération. 
le bonheur

Amnésie complète et hypermnésie:

L’amnésie complète est aussi néfaste qu’une hypermnésie, qui serait heureux de se souvenir de tout? Nietzsche explique que le rapport au passé doit être équilibré, nous avons besoin d’un véritable tri sélectif, l’oubli doit rationaliser notre relation au passé, laissant de côté tout ce qui peut troubler la paix du moment. Cette théorie a été illustrée au cinéma dans le superbe Eternal Sunshine of the Spotless Mind de Michel Gondry.
Chez Platon, l’oubli était un scandale moral et philosophique, que la maïeutique cherchait à réparer. Chez Nietzsche, au contraire, l’histoire, au niveau des peuples empèse leur liberté à créer. L’histoire n’est pas, comme le veut Hegel dans la Raison dans l’Histoire, ou Marx dans le Manifeste, un principe d’unité? Le poids commun, pesanteur collective empêchant les peuples de se déterminer d’eux-mêmes. Le sens ne s’hérite pas, il s’invente. Tant au niveau collectif qu’individuel. C’est la leçon de la philosophie de Nietzsche, qui fait de l’oubli le pivot du bonheur.

 

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