Lettre à l’absence #29 – Chère toi

Tu sais j’ai ouvert mon vieux journal où j’écrivais ado… Il y avait un texte « Lettre à l’absence ». Ce texte m’a fait comprendre que  nous gardons en nous des silences, des mots et des regrets. J’ai alors commencé à me dire qu’il serait primordiale de rassembler nos maux au sein d’un blog où chacun irait écrire à une personne absente.Parfois c’est la mort qui nous prend un être, parfois c’est la vie! Je m’explique quand nous avons fait un mauvais choix, quand on a joué au con et que l’autre se détourne, il faut un certains temps pour comprendre les choses. Il faut du temps pour saisir que jamais plus deviendra progressivement à jamais terminé. Je sais que tu ne me liras jamais, du coup j’ai pris la liberté de rassembler mes idées ici:

La société a fait que les hommes n’ont pas le droit de pleurer ou de dire quand ils souffrent, c’est pour cela que les cabinets de psy sont remplis soit d’êtres qui ont déjà fait le maximum dans leur combat solitaire ou d’êtres qui ne veulent pas réellement changer mais juste se plaindre, il y a une part d’égoïsme en chacun de nous, je le reconnais!  Quand nous voulons que l’autre cède et nous reparle, ce n’est pas forcément dans l’optique d’offrir le meilleur, mais dans celui de se dire « non je n’ai rien perdu »… J’ai compris cela il y a déjà fort longtemps. Si je ne dis plus rien, si je m’efface peu à peu, c’est que je sais que parfois il vaut mieux faire cela plutôt que se taper des portes closes à chacun de mes signes de vie.

Parfois je vois à la télé des choses qui me font penser à toi, parfois je broie du noir seul dans mon pyjama coloré. Oui, mon pyjama est coloré, il l’est car c’était plus simple pour moi; en couleurs je peux espérer que mes rêves seront colorés. Tu sais, j’ai encore près de ma commode ce petit cadeau que tu m’as fait, je ne suis pas très sentimental d’habitude… D’ailleurs je fais parti des gens qui ont du mal à se lier aux autres, je peux aisément parler avec un inconnu ou échanger des choses, mais j’ai vraiment du mal à échanger profondément avec les autres. Je sais que j’ai surement blessé des personnes à cause de cela, mais je te considérai vraiment comme une personne de ma famille, comme quelqu’un d’important et de primordiale. Et je pense que quand on estime trop quelqu’un, on finit par se donner la liberté de se dire qu’elle est acquise et qu’elle nous pardonnera toujours tout.

D’ailleurs le pardon, je me suis rendu compte que pardonner c’était une preuve d’amour et que les gens pardonnent à la hauteur de l’amour qu’ils ont pour la personne. Je ne dis pas que tu ne m’aimait pas ou que tu ne tenait pas à moi, mais parfois la peur pousse à ne plus pouvoir espérer trouver un oasis au milieu du désert. Mais tu sais le passé ça pèse lourd… Parfois on regarde le passé et on se rend compte le nombre de fois où on aurait pu laisser couler et pardonner, mais on finit toujours par se dire « tant pis ». Mais parfois le tant pis arrive quand l’autre ne s’y attend plus. Que c’est difficile de dire cela, dire tant pis.

Tu sais, je ne suis pas aussi fort que tu le crois… J’ai souvent agit par peur d’être rejeté et donc par peur et cupidité j’ai beaucoup merdé dans ma vie. J’ai beau trainé mes 31 printemps, je reste un humain. Je conçois de jour en jour que l’Homme est stupide, il se complait à chercher de l’amour ou du respect de personnes qui n’ont aucun envie de leur en donner. Et parfois les plus idiots veulent changer le regard de ceux qui les admirent des déjà. Je pense que je fais parti de cette seconde section, je veux sans cesse offrir le meilleur et être meilleur… Je suis peut-être orgueilleux… C’est triste, je découvre alors en essayant de me vider la tête que je suis orgueilleux… Les gens qui ont peur de perdre la face ou de perdre les gens qu’ils aiment, agissent par désespoir et l’orgueil prend le dessus. Finalement, je ne suis qu’un être humain! 

Petite réflexion

« On ne peut pas contrôler ce que les gens pensent de nous … Mais on peut choisir les gens qui nous entourent. Il y a toujours des personnes qui ne sont pas là pour nous juger mais nous passons plus temps à essayer de gagner l’estime de gens qui n’en ont rien a faire de nous
On arrive pas à avouer qu’on a besoin d’aide car on a peur du regard des gens. Acceptons d’être aidé, qu’un ami nous tende la . »

 

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