BAC PHILO: Le Sujet – La Conscience et l’Inconscient

Aujourd’hui nous ouvrons le balle sur la conscience et l’inconscient. L’Homme dans la mesure où il est conscient est capable de prendre des décisions. Il est également un objet de pensée, par sa façon de penser, il se place de manière active et échappe à sa condition de chose ou d’être vivant. Il est un être pensant.

La place du cogito

Il faut citer dans ce cas la phrase très célèbre « Je pense donc je suis », cogito en latin veut simplement dire « Je pense ». Cette phrase attribuée à Descartes permet de désigner la conscience humaine en tant que sa caractéristique première. Il est un être de pensé, un être qui peut prendre des décisions et par sa pensée être au Monde. S’il pense, il est donc capable de subjectivité. Le cogito est une certitude, la toute première de la conscience et le fond sur lequel tout acte de conscience prend naissance.  Cette formule populaire et cruciale à citer nous vient du texte Discours de la méthode en 1637 « Cogito ergo sum » qui se traduit par « Je pense donc je suis »

 


Avant le cogito:

Avant cette découverte de Descartes, la conscience n’existait pas : seul le “noos”, l’esprit connaissant, avait une valeur. C’est la modernité philosophique qui a donné au sujet une conscience. Descartes l’a posée comme le socle de la connaissance car la conscience a résisté au doute méthodique, elle peut donc servir de fondement sur lequel s’édifierait l’ensemble du savoir (cf. La Métaphysique de Descartes). KantHegel, ou encore Sartre reprennent à leur compte cet acquis de la philosophie moderne.

La conscience est mise à distance:

La conscience permet deux choses créé une distance

  • De l’homme face au monde
  • De l’homme face à lui-même

La conscience : ce qui fait que je ne suis pas posé dans le monde comme peut l’être un objet mais que je me rapporte au monde, que je le vise, que je m’y projette. Chez d’autres auteurs comme Sartre ou Camus, ce concept permet de se révolter, d’agir contre l’absurde.

  • Etre conscient, c’est sentir, agir, penser et savoir que je sens, que je pense et que j’agis. L’homme n’est pas posé dans le monde, il s’y rapporte. Par la conscience, le monde devient objet de connaissance et de réflexion. Il y a une action même dès qu’on commence à penser, on va chercher à remettre en question certaines choses ou simplement chercher à les changer. Nous ne sommes plus des simples être vivant sans action sur le monde.
  • Etre conscient des actes accomplis et des pensées élaborées n’en fournit pas pour autant l’intelligibilité. La conscience est une mise à distance de l’homme par rapport à lui-même. Elle peut être ce qui lui inflige des expériences douloureuses : ex : la conscience morale, la culpabilité, le remords. Ex : Crime et châtiment (Dostoïevski) avec le personnage de Raskolnikov: après le double meurtre de l’usurière et de sa sœur. Par la conscience morale, l’homme fait l’épreuve d’actes dans lesquels il a du mal à se reconnaitre. En ce sens, la conscience signifie moins l’accès à une identité stable, définie qu’à une tâche à effectuer. Dans d’autres oeuvres comme Les mains sales le héros se sent mal à l’aise, car il a une conscience morale, il ne comprend pas qu’on doive se salir les mains pour agir.

La conscience morale :

La conscience morale est la capacité à l’Homme de pouvoir juger ses propres actions en bien comme en mal. Avoir mauvaise conscience est la preuve de notre dignité, nous avons une moral et nous respectons également des règles propre à notre éthique et l’institution ou la société dans laquelle nous vivons. Il est important également de maitriser le concept de pulsion ou d’inconscience, car si nous rédigeons sur ce sujet , il est clairement possible et obligatoire de parler de la prise de conscience. Prendre conscience c’est se rendre compte qu’on a agit et qu’on a fait des dommages collatéraux, qu’il y a des conséquences à nos actes. C’est important de prendre en compte que la conscience n’est jamais éloigné de la morale. Il y a plusieurs règles qui nous entourent, les lois des hommes comme la justice, mais également des lois ou des règles qui font partie de notre éthique personnelle. Il est difficile d’agir sans devoir rendre des comptes. La conscience est donc non seulement une capacité qui nous différentie d’un objet inanimé, mais nous confère une capacité à douter et à regretter. Parfois la conscience nous paralyse par le biais d’une peur ou d’une appréhension à faire le mal.


Problématique possible

  • En quoi la conscience fait elle la grandeur et la misère de l’homme ?
    • La conscience : ce qui permet la connaissance
    • La conscience permet à l’homme de répondre de ce qu’il est. Ceci l’élève au-dessus de l’animal.
      • Mais ce phénomène est aussi ce qui le sépare de l’immédiateté et de l’innocence de l’instant.
    • La conscience est donc synonyme de dignité, elle est ce qui permet à l’homme de penser le monde et de se penser lui-même. Mais cette dignité a un prix, elle est une libération qui impose la nécessité de devoir répondre de ses actes et de les assumer. Parallèlement à cela parce qu’elle permet la pensée, elle est ce qui permet le questionnement philosophique.
      • Si la conscience est ce qui permet le raisonnement philosophique, il semble nécessaire de s’interroger sur l’origine de cette interrogation.

A la question « connais-toi toi-même », Socrate répond : « je sais que je ne sais rien ». Négativité de la connaissance : le savoir se pose ici comme la conscience de ne rien savoir.


La conscience peut-elle être un fardeau?

Dans ce cas il faut oublier la dimension positive de la conscience, Il faut développer l’idée que la conscience est une charge pesante, elle empêche un épanouissement et de jouir pleinement de notre existence.  La conscience nos freine, elle nous dévoile nos défauts, mais nous permet soit de se dépasser ou de créer des problèmes dans notre épanouissement personnel.

La conscience peut être ressentie au quotidien comme un fardeau, mais également le moyen de connaitre nos propres limites. Le fait de savoir et d’avoir conscience de nos limites nous permet de se libérer de certaines questions de culpabilité ou de remords. Par exemple : Je ne suis pas parfait, je ne peux pas être partout, je ne peux pas sauver tout le monde. Ce n’est donc pas ma faute si je ne peux pas sauver toutes les personnes que je croise. 

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