Il y a un temps pour tout

Quand j’étais encore en formation neuroscience… j’assistais à des cours sur le transgenre en anthropologie de la famille…. On étudiait les différentes idéologies autour, le rapport sociologique, social et politique VS la science…

Bref à côté de cela en psychologie j’allais à des groupes de paroles… Certains post-ados avaient été opérés car leurs parents bienveillants avaient accepté et n’avaient pas forcément voulu être de mauvais parents… Ils en avaient désormais 24-30… ils étaient démontés psychologiquement.

Je pense qu’il faut un jugement éclairé… Bien souvent quand on est mal, on pense qu’une chose est la solution et après on se rend compte qu’on a fait une grosse connerie.Changer de sexe c’est quelque chose de définitif surtout quand on a passé l’étape de l’opération… Si on est mal dans sa peau, un gros changement aussi radical n’aide pas forcément.

C’est souvent une méthode d’évitement pour fuir quelque chose d’autre.Je comprends pourquoi pendant une grande période on imposait une longue psychothérapie… Et on cherchait à éviter justement qu’on ne fasse un acte de contournement.Après, suis-je pour ou contre, je n’ai rien à dire à ce sujet, chacun est libre de vivre comme il le veut tant qu’il arrive à trouver un moyen de vivre en harmonie avec la société et son être intérieur.Après moi-même, jusqu’à 21 ans je maquillais, mettais du vernis, du noir, j’avais les cheveux encore plus long… enfant je jouais à la poupée et mettais les vêtement de ma mère… Et pourtant à l’heure actuelle je suis un garçon, un homme. A l’époque, je vivais le racisme et des moqueries constantes à l’école, j’allais mal, j’avais envie de me cacher d’être quelqu’un d’autre….

Donc voila un exemple de méthode de contournement… Appliqué à ma propre vie, mais qui existe souvent dans beaucoup d’histoires singulières.J’avais des parents qui me disaient un peu comme Chef de South Park, «il y a un temps pour tout et ce temps là c’est pour après le lycée»! Voilà qu’ à mes 21 ans, j’ai arrêté et j’ai compris que les autres étaient aussi perdus que moi, voir beaucoup plus perdus et donc utilisaient la violence sur quelqu’un qui ne se défendait pas forcément…. car cette personne croyait en la non-violence et au débat.Finalement, j’ai compris qu’être mal sur une période de sa vie n’est pas forcément le signe d’une fatalité définitive et qu’on peut apprendre à s’aimer avec le temps.

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